Crêpage de chignon au Prix Femina.
La romancière Madeleine Chapsal exclue, et sa consœur Régine Deforges qui démissionne par solidarité, voilà de quoi mettre du piquant dans l’assiette des membres du jury Femina, confortablement installés à l’hôtel Crillon.
En voici en tous cas assez pour relancer le débat sur la façon dont sont attribués la plupart des prix littéraires parisiens… Un secret de polichinelle, derrière lequel se cachent quelques gros éditeurs, et qui explique l’absence de fraicheur et de nouveauté dans le choix des prix décernés. Mais cela, tout le monde le sait !
Ce qui est plus original c’est que l’on en vienne à virer un membre d’un aussi prestigieux jury sous prétexte qu’elle évoque dans un livre, les petits secrets des délibérations du jury Femina en 2004 et 2005… A bien y regarder, on peut penser que ce sont surtout les considérations un peu moqueuses sur le « gang du Femina » qui sont à l’origine de cette exclusion qui ne fait vraiment pas honneur à ce jury.
Voilà qui manque cruellement de sang froid et de recul, et accrédite plutôt le doute sur l'absence de démocratie dans ce jury. Car, quand on n’a rien à se reprocher, pourquoi employer d’aussi violents moyens contre l’un de ses membres ?
Cet épisode nous dit bien ce que sont devenus ces prix, ni plus ni moins qu’une petite farce entre amis, dont le déroulement est à l'avance réglé comme du papier à musique, et dont le larron est encore une fois le lecteur. Il serait peut être temps qu’émergent de nouvelles initiatives, de nouvelles idées pour renouveler un peu tout ce vieux monde…






Les commentaires récents