Bienveillances
Un ami romancier qui vient de publier un livre me confiait récemment qu'il n'avait jamais connu de rentrée littéraire aussi ardue. "C'est bien pire que l'année du Houellebecq," soupira-t-il. Il a raison, le petit monde germano-pratin ne bruisse que des Bienveillantes. Et Madame Michu, qui d'habitude se nourrit de Levy, de Nothomb, ou de Gavalda, veut absolument savoir qui est ce jeune homme américain qui écrit directement en français, et un pavé de 900 pages, en plus. Après l'extase quasi orgasmique qui a saisi tous les critiques littéraires (ou presque), l'heure des missives plus assassines est arrivée, avec ceci, et cela...Pierre Assouline dissèque tout ça fort habilement sur son blog, comme à son habitude. Toujours est-il que pour les 600 autres romanciers de cette rentrée littéraire 2006, il est vrai que la concurrence est rude, et les places dans la presse sont chères ; Littell monopolise tout : que l'on soit pour ou contre son bouquin. (Christine Angot doit s'arracher les cheveux, elle parlera sûrement de ces contrarietés dans son prochain roman...) Toujours selon Pierre Assouline, Littell est en France cette semaine pour la promo de son livre, mais il refuse d'assister à toute émission de télévision. Que pense-t-il donc de cette French agitation autour de son livre ? Le dira-t-il ? Maybe...






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