Alors, de quoi parle-t-on en cette rentrée littéraire à part l'omni-présente Nathalie Rheims avec sa mise en place pharaonique de 80 000 ex. et le billet plein d'humour de Pierre Assouline sur le Rendez-Vous (manqué...) de Christine Angot ? Eh bien du petit blog laconique mais efficace de Mister Houellebecq où il balance tout : son ras-le-bol, son angst et la tête de son chien. Michel H. avait un site, on le savait. Mais il a aussi un nouveau blog, bien plus croustillant. (Où il donne d'ailleurs son email : <michelhouellebecq@mac.com>) Pourtant, je ne suis pas plus bête que Frédéric Beigbeder - je suis, en gros, d’une intelligence comparable. Mais je suis, indéniablement, plus impulsif ; et aussi plus têtu (plus hargneux, plus rancunier, plus vindicatif). En somme mon intelligence, dans les traverses de la vie pratique, ne me sert à peu près à rien.L'écrivain affirme sur ce blog qu'il quitte les éditions Fayard et rompt tout lien avec le groupe Lagardère,( meme si ce dernier estime qu'il s'agit d'un "malentendu". )"Bien entendu, j'en tirerai sur le plan contractuel les conséquences prévues. C'est à dire que plus aucun de mes livres ne sera publié par une maison d'édition dépendant du groupe Hachette, et ceci dans aucun pays." Il en remet une couche : "Le second assassin s’est manifesté plus récemment, et m’a porté cette fois un coup qui pourrait bien être mortel. Il s’agit d’Arnaud Lagardère.Il semble aujourd’hui acquis que malgré les promesses formelles, tant écrites qu’orales, d’Arnaud Lagardère, le groupe Hachette ne participera pas au financement du film tiré de “La possibilité d’une île”. Et le coup de grâce :
"Les journalistes s’intéressent peu à Internet, il faudra donc que je répète tout cela à la presse, dans les semaines à venir. C’est vraiment une perspective pénible, parce que je suis bien obligé de constater que, dans cette affaire, Arnaud Lagardère s’est très mal comporté, alors qu’il m’avait fait, au départ, plutôt bonne impression ; je me suis fait rouler, du début à la fin, par des individus dénués de scrupules à un point presque incroyable. Il est toujours désagréable, et un peu humiliant, d’admettre qu’on s’est fait rouler ; mais c’est ainsi."
Billet complet ici.
Voir aussi l'article de nos confrères du Mille Feuilles
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