« juin 2006 | Accueil | août 2006 »

Deux Wannabes qu'on aime...

Qktc

On vous a déjà parlé de Dolce, bien sûr, et de Wrath (qui nous tiennent en haleine chaque jour avec leur quête du graal, pardon, de l'editeur). Mais pas encore de Queenkelly, dont le blog, Le parcours d'une combattante dans le monde impitoyable de l'édition, est un régal : mélange  détonnant de recettes de cuisine, secrets de beauté pour se raffermir les fesses, anecdotes sur sa famille et ses rejetons, conversations  mondaines stupéfiantes avec des voisines de table  epouvantablement snob, mais aussi extraits de son roman (qu'on espère très vite voir publié) interviews d'auteurs et les déboires de sa chasse  à l'éditeur. Queenkelly est drôle, irréverencieuse et terriblement lucide. Deux blogauteurs ont eu la chance de la rencontrer, un habite même tout près de chez elle. Non ? Si !

Et citons aussi la plus discrète Gaëlle, qui vit à Lyon, et qui se décrit ainsi  : Romancière de 33 ans, j'ai déjà écrit des nouvelles, un essai et deux romans. Je n'ai pas encore été publiée mais je suis têtue, et tenace. Dans son Café Littéraire ,  (Les coups de coeur et billets d'humeur d'une romancière en herbe, lectrice enthousiaste et grande amatrice de cinéma et de bande dessinée.) elle parle des films et des livres qu'elle aime, (avec une grande connaissance littéraire du mythe de Dracula et des soeurs Brontë...) tout cela très joliment mise en page. Mais pour lire ses propres textes, il faut aller ici, dans son Annexe, ou elle dévoile  qu'elle est  "plongée dans de la documentation sur le XIXème siècle pour son prochain roman qui se passera à Paris en 1897." Et ici, pour en télécharger d'autres.

Rentre Avec Ta Plume !

C'est comme ça que j'aurais intulé le concours de nouvelles dont je m'en vais vous parler derechef (ben oui, je ne suis pas mort en fait).

En partenariat avec ARTE, la RATP vous invite à participer à un concours de nouvelles, organisé du 29 juin au 1er septembre 2006. C'est le moment de prouver que vous avez des touches sur votre clavier...

Ratp_1

"Il vous suffit, à partir de la photographie ci-dessus, de laisser courir, trotter, galoper votre imagination, pour nous offrir une nouvelle qui n'excédera pas 5 pages, avant le 1er septembre 2006."

Toutes les infos sur ce concours sont ici.

Si d'aventure un/une fidèle de notre blog venait à gagner ce concours, nous serions hyper fiers et nous ajouterions aux cadeaux offerts par RATP, une note de pub gratuite pour l'auteur et un bisou de Tatiana ou de moi (à choisir en fonction de son orientation).

T.C

Psycho's Bar, l'oeil indiscret

Psychobar

"Vous vous demandez comment fonctionne un magazine ? Vous ne connaissez pas de journalistes ? Alors regardez avec moi par le trou de la serrure, mais surtout ne faites pas de bruit !"

Nous connaissons tous le prestigieux et très serieux Psychologies Magazine. Le journal dispose également d'un site web très frequenté où on peut blogger, forumer, temoigner et bref, mieux vivre sa vie. Mais voilà que dans cet univers lisse et parfait,  si zen et  si psy, un drôle de petit blog a fait surface....Il s'appelle Psycho's Bar et on y voit tout ce qui se passe dans la rédaction comme si on était une petite mouche sur le mur. C'est à la fois totalement décalé et très très drôle. Un drôle de plongeon dans l'univers de la presse. Ne vous en privez pas.

Coup de pouce pour le blog EHO

Ehoetgcs Heloise d'Ormesson et Gilles Cohen-Solal, les directeurs de la maison.

Les Editions Heloïse d'Ormesson qui ont dejà leur site ont un  blog qui vaut le détour. On y trouve :

Interview d'Heloise d'Ormesson sur le lancement de sa maison en 2005, photos de la fête pour les un an de la maison, et infos sur tous leurs auteurs de Vonne van der Meer à Lucia Etxebarria en passant par Pierre Pelot

Notons que la plupart des maisons d'edition ont des sites (on en a déjà parlé ici) mais très peu ont en plus des blogs...

Chapeau, Monsieur Levy

Marclevy

On peut dire ce qu'on veut. Que Marc Levy n'est pas un écrivain,  oui, on l'a beaucoup entendu. Que son succès fulgurant  avec Et si c'était vrai a été bâti sur l'histoire des droits achetés par Spielberg. Oui, on peut dire tout ça. Mais moi, je dis Bravo. Vous vous rendez compte ? Oser publier un roman le 3 juillet, alors que la plupart des critiques littéraires sont en plein dans la lecture des romans de septembre ou alors en vacances ? C'est totalement culotté ! Cela veut dire que Marc Levy compte  uniquement sur ses lecteurs, et pas sur la sacro-sainte presse littéraire. Pourtant on le sait qu'à cette epoque de l'année, Madame Michu, toujours elle, cherche un bouquin pour aller à la plage. Un bon gros bouquin, de préference. Un truc à se mettre sous la dent, coincé dans son cabas entre l'Ambre Solaire  et ses lunettes de soleil. Les éditeurs ne publient jamais de livres aussi tard dans la trève estivale. Tout septembre est deja sous pression et ce qui se vend en librairie, c'est ce qui est sorti en mai, voire en juin. Mais jamais en juillet.

Marc Levy a réussi à redonner ses lettres de noblesse au "summer reading", les fameux livres d'été dont nous sommes tous friands, et qui possedent un vrai  pouvoir de marché outre Manche ou aux USA, où des livres sortent spécifiquement pour l'été. En France, en juillet, c'est les vacances. Marc Levy, avec ce coup de marketing fort habile (il est dejà dans les meilleures ventes) va sans doute bousculer les habitudes estivales (et ronronnantes) de l'édition française.

Levy2

Mot de l'éditeur

Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s'installant sous un même toit, ils s'imposent deux règles impossibles : pas de baby-sitter et aucune présence féminine dans la maison.

Dans le " village français ", au coeur de Londres, une histoire d'amitié, des histoires d'amour , les destins croisés des personnages d'une comédie drôle et tendre.

Mes amis, mes amours  de Marc Levy, Robert Laffont.
Infos sur le film que Marc Levy realisera à partir de son roman.

Fans du sorcier, c'est ici !

Harry_potter_menac Je pensais être guérie, vaccinée, tatouée, etc etc... C'était sans compter sur un mailing bien malin du site d'Amazon pour m'annoncer la sortie en Septembre du tome 6 de HARRY POTTER en format poche !!!! Harry, je l'ai dans la peau et ce mailing a eu un effet de boomerang qui a touché en pleine cible mon petit coeur de midinette. Mordue comme je suis, j'ai navigué sur la toile à la recherche de quelques blogs sur MON sorcier.  Déjà un : le Blogzine du Sorcier avec des photos, des infos (Gary Oldman sera bel et bien Sirius Black dans le 5ème chapitre cinématographique...ouf!), des scoops (ce 5ème film sortira en avant-première dans l'Hexagone, youpi!), des articles de presse et des liens vers d'autres sites de malades de H.P. !

Et puis, tout récemment, j'ai fait une autre découverte assez loufoque :  Harry Cover et la pomme fraîche, un pastiche totalement dingue créé par Baya, Myhi et Hihn, trois demoiselles fort inspirées ! C'est plutôt drôle (je n'ai pas tout lu) et le style pêche un peu mais l'enthousiasme est là et mérite ce coup de pouce ! Il y a même des illustrations faites maison ! Le hic : la dernière note date du 19 juin 06 pour cause de panne d'inspiration !!! n

Mon double

Lilyetseslivres J'ai un double dans la blog-o-bulle ! C'est d'abord grâce à un billet de la Plume Salée que j'ai fait cette découverte : Lily et ses livres ! Lily est une lectrice comme tant d'autres.. qui a découvert que les livres étaient finalement « des compagnons de route... qui vous quittent, vous reviennent, vous échappent parfois, ou vous collent à la peau littéralement ». A son actif, Lily a donc récemment lu et aimé : Margaret Laurence, Michèle Lesbre, Sophie Lasserre, Claudie Gallay... c'est étourdissant ! J'étais étonnée, ravie.. j'ai trouvé chez elle un vrai reflet de miroir !

Les attachées de presse

Girlon_phone

Elles ont un role crucial. Pour un auteur, pour un éditeur aussi. Une bonne attachée presse peut sauver un livre. Une moins bonne peut le couler. Mais il faut tout d'abord dire que la plupart sont des personnes dynamiques, enthousiastes, efficaces. Et il faut aussi dire qu'elles sont noyées sous une masse de livres effrayante. Une attachée de presse défend en même temps une bonne dizaine de bouquins. Certains sortiront du lot, d'autre pas.

Les auteurs sont -ils en géneral  contents de leur attachée de presse ? Une attachée de presse travaille dans l'ombre, on la connait peu. C'est donc rare et émouvant quand un auteur remercie publiquement son attachée de presse, ce qui fut le cas de Charles Dantzig avec  Aline Gurdiel de chez Grasset, lors de la remise du prix des Lectrices du ELLE.

A quand un Prix de l'Attachée de Presse ? Certains y songent déjà..

Un auteur se fache

Herve_hamon

A près le coup de sang de Beigbeder qui s'en prenait aux auteurs, voici au tour d'un autre editeur -auteur, Hérvé Hamon,  de voir rouge vis à vis d'un éditeur, le sien en l'occurence, c'est à dire le Seuil. Sa lettre a ete publiée dans Livres Hebdo et sur les sites d'Assouline et notre ami Ecrivain Mystère en parle aussi.  Prenez la peine de la lire, elle est assez..explicite.

"Adieu camarades,

      Cet été, j’aurai 60 ans, et j’avais prévu, de longue date, d’abandonner mon statut de salarié du Seuil afin d’ouvrir la porte à un(e) jeune collègue – tant il est vrai que mon abondante génération ne doit pas, me semble-t-il, occuper ad vitam aeternam des places et des postes que d’autres envient légitimement. Le mot retraite n’a, par ailleurs, aucun sens pour moi, pas plus que semaine de 35 heures ou décompte du temps de présence. J’ai le privilège de fonctionner par objectif, et ça ne va pas changer demain.  J’aurais aimé vous convier à boire un verre de blanc sur le coin de mon bureau. Mais voilà : depuis deux ans, je n’ai plus – même à temps partiel – de bureau, de téléphone, ni d’ordinateur. C’est dire que le minibar n’était pas au programme. Depuis 23 ans, j’ai toujours connu une maison qui bricolait ici et campait là. Cela avait son charme. Michel Chodkiewicz, le PdG qui nous avait recrutés, Patrick Rotman et moi, nous disait : « Je ne veux pas trop vous voir ici, sortez, voyagez, écrivez des livres et ramenez-nous des auteurs. » Moi qui ne suis guère porté à la nostalgie et qui regarde plus volontiers devant que derrière, je dois avouer que ce temps-là fut courtois et ne présageait en rien la désinvolture qui s’est récemment installée. Je ne suis pas venu au Seuil par hasard : j’avais le choix, j’ajouterai même que c’était la boîte qui payait le moins. Je suis venu au Seuil avec la certitude que c’était ma maison et que c’était un honneur, un bonheur aussi, d’y trouver ma place. Comme auteur, j’y ai publié, avec une fidélité presque suspecte, vingt et un livres, et comme éditeur, j’en ai édité ou co-édité deux cent cinquante.

     Rien n’était parfait, rien n’était simple. J’ai souvent râlé contre l’inaptitude de la maison à jouer les coups avec force, à réagir vite, à ne pas regarder pousser le succès en arrosant de temps à autre. Mais ces irritations n’étaient que l’écume d’une solidarité profonde et argumentée.

     Je voudrais vous dire ce que j’ai aimé. J’ai aimé l’aisance avec laquelle on pouvait circuler d’un service à l’autre, passer de l’éditorial à la presse, de la presse à la fabrication, de la fabrication au commercial, du commercial à la maquette, de la maquette à la comptabilité, de la comptabilité à la pub, sans se perdre, sans être intrus, à toute heure. J’ai aimé pouvoir déranger mon patron n’importe quand, sur n’importe quel sujet. J’ai aimé que son oui soit oui et que son non soit non, et que sa parole suffise, sans autre procès-verbal, une fois pour toutes. Que la délégation de pouvoir qui m’était accordée fût clairement acquise, en confiance. Accessoirement, j’ai aimé que nous tentions ensemble d’analyser nos erreurs, sachant que l’édition est un métier où l’on se trompe constamment.

   J’ai aimé la passion que j’ai rencontrée dans mille coins et recoins de la maison. Au standard – la première voix qui accueille un auteur est déterminante. A la fabrication – formidable expertise de certain(e)s préparateurs(trices), coupeurs de virgule en seize et grands serviteurs du texte. Chez les éditeurs de beaux-livres dont j’ai découvert le talent et le scrupule. Chez les représentants, dont j’ai parfois, lorsque je publiais un de mes livres, accompagné les tournées. Chez les assistant(e)s, souvent co-éditeurs(trices) sans en posséder le grade ni le bulletin de salaire. Chez les attachées de presse, dont le boulot, surtout quand il est bien fait, est peut-être le plus dévorant.

     J’ai aimé le fait que nous considérions cette maison comme un instrument d’intervention. Intellectuelle, sociale, politique, éthique, esthétique. Nous n’étions pas d’accord entre nous, ce n’était pas le problème. Une maison d’édition n’est nullement un parti, ni même un club. Mais nous étions d’accord sur les questions à poser, et nous nous efforcions de chercher les auteurs susceptibles de le faire. Chaque fois qu’une grande secousse nationale ou internationale s’est déchaînée, nous nous sommes aussitôt réunis. Du personnalisme fondateur, je ne pense pas qu’il restait grand-chose entre nous. Sauf ceci : l’événement, comme disait l’autre, était quand même notre maître intérieur. Nous avions beaucoup de défauts, sauf un, celui qui tue le plus : nous n’avons jamais imaginé que l’histoire commençait le jour de notre arrivée.

     Vous avez noté que j’écris au passé. Ce n’est ni mollesse réactionnaire ni attendrissement mélancolique à la veille d’un changement d’activité. Le changement, j’aime ça. Quand il est bien conduit.

        Or je voudrais aussi vous dire ce que je n’ai pas aimé et n’aime pas.

       Jamais je n’aurais cru qu’un dirigeant de cette maison fût capable de confondre son intérêt – au sens le plus médiocre – personnel et l’intérêt collectif. Jamais je n’aurais cru que certains héritiers des fondateurs fussent si peu comptables de la solidité des fondations. Jamais je n’aurais cru que d’anciens salariés de cette maison « morale » recourraient un jour, pour exprimer leur rancoeur, à la plus vile profanation de l’écrit : la lettre anonyme. Je n’ai pas inscrit au passif du nouvel actionnaire des manquements d’abord imputables au Seuil même. Ce qui m’a fait enrager, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un tsunami, d’une guerre mondiale, d’une catastrophe inévitable ou d’une pandémie. Mais d’une cascade de défaillances humaines.

         La culture du Seuil reposait sur trois piliers. Premièrement, le sens du collectif et de l’interdisciplinaire. Nos comités n’étaient pas toujours des modèles d’organisation intellectuelle, mais c’étaient des modèles de démocratie. On y parlait histoire et philosophie, religion et politique, économie et arts plastiques, sociologie et music hall. Nous ne nous considérions pas (seulement) comme des experts, mais comme des passeurs et des citoyens. En outre, le comité éditorial, qui a perdu peu à peu sa fonction de pilotage, était une instance qui permettait de voir large, de saisir la complexité des décisions et des enjeux. C’est fini. La boîte est noire. Le Seuil est découpé en départements, en territoires étanches. Si nous continuons, il y perdra. Ensuite, une relation originale entre l’éditorial et le commercial. Aucun d’entre nous n’a jamais pensé qu’il n’existe pas une économie de la culture, que la compétition n’est pas féroce, que la distribution n’est pas un enjeu clé, que la bataille du poche n’est pas rude, etc. Ni qu’il ne fallait rien changer de nos habitudes, rien moderniser, rien rationaliser – au contraire. Mais nous parvenions à nous parler, à nous informer mutuellement, à négocier, à vérifier notre commun investissement. Cette transparence a toujours été, pour attirer des auteurs, un argument décisif. C’est fini. Entre l’incompétence souriante et l’inefficacité arrogante, mon cœur refuse de balancer. Aujourd’hui, les offices tombent comme tombent les oukases. A côté, et à la louche. Si nous continuons, nous y perdrons.

      Enfin, la volonté forte de mettre l’auteur au centre du système. Pour avoir été auteur dans cette maison durant deux décennies, et un auteur longtemps bien traité, bien rentable aussi, je puis témoigner de la dégradation de cette volonté. Non que l’auteur ne suscite plus quelque considération. Mais l’émiettement des services, l’opacité des décisions, l’extension de la périphérie et le caractère introuvable du centre, font que l’auteur, aujourd’hui, n’est plus chez lui, dans sa maison. Il n’est qu’un paramètre. Les éditeurs, les attachées de presse essaient de rattraper le coup, d’injecter de la chaleur. Ils y parviennent quelquefois. Mais c’est la maison même qui s’est refroidie. Si elle continue ainsi, elle perdra des auteurs. Or ce sont les auteurs qui font exister les éditeurs, pas l’inverse.

      Je suis entré au Seuil en chantant. Je ne le quitte pas en pleurant. Mais en protestant. Il m’avait été demandé de poursuivre ma collaboration sous d’autres formes et j’en avais accepté le principe. Mais les principes, justement, me semblent trop mis à mal, ces temps-ci, pour que je reste.

Salut, camarades, je ne serai jamais loin,

Hervé "

Erotica

Fraise_et_chocolat J'en parle, il le faut ! C'est pas souvent d'avoir entre les mains un ouvrage sur la passion sexuelle sans tomber dans le vulgaire ou la saturation. Et puis, c'est joliment esquissé, tout en noir et blanc, avec des lignes épurées...  « Fraise et chocolat » d'Aurélia Aurita raconte donc la passion amoureuse, les élans les plus fous et renversants, la frénésie de sexe et de désir d'une jeune française venue rejoindre son amoureux à Tokyô.  L'auteur déballe en vrac son expérience personnelle, livre les détails de son journal intime, met en pâture son intimité sexuelle, se donne à coeur joie avec des scènes coquines, crues. C'est également pétri d'humour cocasse. Le mélange est audacieux et impertinent. C'est sur le site du Littéraire que j'ai fait cette découverte et j'ai été récompensée par le dévouement admirable de la maison d'éditions belge,  « Les impressions nouvelles ».

NB: Le partenaire de la jeune narratrice est en fait Frédéric Boilet, également dessinateur-scénariste, installé au Japon depuis 15 ans. Il a récemment publié  « L'apprenti japonais ». 

Rien que pour découvrir le pourquoi du titre « Fraise et chocolat », ouvrez ce livre ! Ames pudibondes, s'abstenir.

Le blog de l'écrivain mystère

Litterature_1

Je ne sais plus si je vous l'ai dit, mais il y a un blog anonyme que j'apprécie particulièrement. Sobrement intitulé "La Littérature", ce blog surveille et analyse le milieu de l'édition du point de vue de l'écrivain. Conditions de vie de l'écrivain, méthodes de travail, relations auteur-éditeur, rémunération, avenir du livre, tout y passe...

Je vous recommande notamment un article récent sur le phénomène Lulu.com (site d'édition à compte d'auteur qui pourrait bien chambouler l'équilibre économique du livre)

Au début j'ai essayé de deviner qui était cet écrivain mystère en glanant ça et là quelque indices, et puis j'ai abandonné. Et vous, saurez-vous démasquez l'homme qui se cache derrière le talentueux blogueur ?

Pas que des livres...

Gil_elvgren Ou pas un jour sans mes blogs ! Vous avez aussi votre rituel du matin (ou du soir) à cliquer à droite et à gauche pour consulter les pages de vos bloggueurs préférés ?... Moi aussi. Imparable, le passage chez toutes les blog-lectrices : vous vous reconnaissez, avouez !.. Mais également, il n'y a pas que les livres dans ma vie !.. Il y a aussi la musique (j'en reparlerai plus tard). Il y a finalement les visites quotidiennes chez Christie avec Maviesansmoi qui parle d'elle, de ses filles, sa famille, ses lectures, ses trucs, son job.. sa vie, quoi. En bien ! Et aussi, coup de coeur pour Les roses de décembre où j'y retrouve Audrey Hepburn, JM Barrie, Mervyn Peake, Camus, Schopenhauer... et en fouillant plus loin : Cary Grant, Julia Roberts à New York, Tiffany's, Hercule Poirot, Six Feet Under etc etc... Un régal.

Et vous, vos addictions ?

L'envers de l'edition

Woman20writer

Le Buzz Littéraire  se demande  "Qui est Lady Writer ?" Selon eux, " un 'auteur (célèbre) wannabe ou plutôt une romancière plus vraiment novice (elle précise avoir publié une dizaine de livres) mais en attente de reconnaissance."

Curieuse, je vais faire un tour sur ce blog, fort joli , en effet, et fort mystérieux. Lady Writer se décrit comme une "romancière désabusée" et y raconte un parcours du combattant. Quinqua, volontairement exilée en Andorre, Paris ne lui manque pas. Ou plus. Fâchée avec certains éditeurs, dont un en particulier.   Manque de reconnaissance, dixit le Buzz  ? Je ne crois pas, plutôt une forte lucidité.  Et un certain humour. Lire son post sur les services de presse et le parisianisme.

J'ai tout de suite pensé à Camille Laurens, je ne sais pas pourquoi. Mais Lady Writer se décrit comme "auburn" et CL est blonde... A moins que Lady Writer  ne brouille les pistes..

Blog à suivre...

Beig n'est pas content

Beig

Dans le dernier numéro de LIRE, Frédéric Beigbeder explique pourquoi il renonce à son métier d'éditeur chez Flammarion pour se consacrer à ses romans.

"Ecoute-moi bien car je ne te le dirai pas deux fois. Aime ton éditeur. Remercie-le de se battre pour que tu existes. N'oublie pas que tu lui dois tout. Sans lui, admets-le: tu n'es pas grand-chose. Lui sans toi n'est rien mais, contrairement à toi, lui le sait. Plus tu as du talent, plus il a du mérite de croire en toi, par ces temps difficiles. Ton éditeur n'est pas un vil exploiteur mais un bon Samaritain: tu devrais l'encourager à profiter des bienfaits de ta plume, au lieu de t'en plaindre à longueur de journée. O.K., c'est pénible d'avoir un éditeur. Mais il y a un truc pire: en être un. Là je sens que je vais vraiment m'énerver. En France il y a deux catégories professionnelles que personne ne respecte: les hommes politiques et les éditeurs. Pourquoi? Il me semble que, par les temps qui courent, nous avons besoin de gens compétents (ou inconscients) pour se lancer dans ces deux activités. Je viens de quitter Flammarion car je n'arrivais plus à écrire. Ce n'est pas une catastrophe mais une question de concentration. J'espère gérer ma schizophrénie suffisamment pour pouvoir refaire ce boulot un jour. Mais il n'est pas normal que je ressente un tel soulagement depuis deux semaines! Cela me scandalise! Attention: je ne critique pas les gens avec lesquels j'ai travaillé trois ans, au contraire ce sont des saints. Jamais je n'ai vu une telle patience, une telle abnégation aussi peu récompensée. Et je suis fier de tous les livres que j'ai publiés: qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai même pas pensé. Mais je ne comprends pas l'ingratitude et l'impolitesse de ceux qui aimeraient devenir des auteurs. Je déplore la piètre image qu'ont certains libraires et de nombreux critiques des passionnés qui font ce métier. Un éditeur est toujours considéré comme un escroc ou un larbin par tous les ringards égocentriques et cupides. Il est considéré comme normal de le harceler jour et nuit comme s'il était concierge d'hôtel. On le traite de vulgaire commerçant alors que s'il était commerçant il se lancerait dans le porno sur Internet ou le videogame en 3D! Je vous épargne les lieux communs sur l'édition: on croit qu'on va parler de lettres mais on ne cause que chiffres; un manuscrit sur mille est intéressant; les librairies sont submergées au moment même où elles sont désertées... Tout ça je le savais avant de siéger dans un comité de lecture. Pourquoi personne n'évoque-t-il le combat quotidien des éditeurs pour sauver ce qui peut encore l'être de la littérature? Des heures et des heures de relecture attentive, de corrections détaillées, de conversations érudites, de réunions stylistiques, de suggestions fines. Pourquoi rend-on systématiquement hommage (à juste titre) aux professeurs de lycée et ironise-t-on toujours sur les éditeurs pourris? Je n'ai jamais vu une corporation où il y ait moins de cynisme. Je sais qu'il y a beaucoup d'écrivains qui lisent Lire. Chers écrivains, je vous ordonne de téléphoner tout de suite à votre éditeur pour lui dire merci. Quant aux autres, ceux qui ont envoyé un chef-d'œuvre et ne comprennent pas pourquoi on ne leur a pas répondu le lendemain, qu'ils n'oublient pas que ce sont les éditeurs qui leur ont donné le goût de ce rêve. En deux décennies j'ai essayé quelques professions où j'étais payé très cher à rien foutre (et j'ai bien l'intention de continuer dans cette quête). Je peux vous garantir que dans l'édition c'était l'inverse: j'étais mal payé pour travailler jour et nuit. Il serait temps que ça se sache. Plus jamais je n'emmerderai mon éditeur. Mon expérience aura au moins servi à cela." F.B.