Chapeau, Monsieur Levy
On peut dire ce qu'on veut. Que Marc Levy n'est pas un écrivain, oui, on l'a beaucoup entendu. Que son succès fulgurant avec Et si c'était vrai a été bâti sur l'histoire des droits achetés par Spielberg. Oui, on peut dire tout ça. Mais moi, je dis Bravo. Vous vous rendez compte ? Oser publier un roman le 3 juillet, alors que la plupart des critiques littéraires sont en plein dans la lecture des romans de septembre ou alors en vacances ? C'est totalement culotté ! Cela veut dire que Marc Levy compte uniquement sur ses lecteurs, et pas sur la sacro-sainte presse littéraire. Pourtant on le sait qu'à cette epoque de l'année, Madame Michu, toujours elle, cherche un bouquin pour aller à la plage. Un bon gros bouquin, de préference. Un truc à se mettre sous la dent, coincé dans son cabas entre l'Ambre Solaire et ses lunettes de soleil. Les éditeurs ne publient jamais de livres aussi tard dans la trève estivale. Tout septembre est deja sous pression et ce qui se vend en librairie, c'est ce qui est sorti en mai, voire en juin. Mais jamais en juillet.
Marc Levy a réussi à redonner ses lettres de noblesse au "summer reading", les fameux livres d'été dont nous sommes tous friands, et qui possedent un vrai pouvoir de marché outre Manche ou aux USA, où des livres sortent spécifiquement pour l'été. En France, en juillet, c'est les vacances. Marc Levy, avec ce coup de marketing fort habile (il est dejà dans les meilleures ventes) va sans doute bousculer les habitudes estivales (et ronronnantes) de l'édition française.
Mot de l'éditeur
Dans le " village français ", au coeur de Londres, une histoire d'amitié, des histoires d'amour , les destins croisés des personnages d'une comédie drôle et tendre.



Mais en vrai, Marc Lévy, c'est bien ou pas?
Parce que jusqu'à maintenant, je n'ai pas voulu acheter l'un de ses livres mais je ne voudrai pas nonn plus passer à côté de chefs-d'oeuvre (même si ça m'étonnerait!)
Rédigé par: Sophie | le 21 juillet 2006 à 01:59
Je n'ai jamais lu un livre de Marc Levy, mais je dois avouer que c'est un beau coup. Publier un livre en été alors que c'est les vacances, c'est presque du suicide pour un auteur inconnu ! Mais il pouvait se permettre de le faire, alors ça passe plus aperçu que s'il l'aurait fait à la rentrée littéraire.
Rédigé par: Kristaline | le 21 juillet 2006 à 03:29
"Cela veut dire que Marc Levy compte uniquement sur ses lecteurs, et pas sur la sacro-sainte presse littéraire. "
De fait, Robert Laffont avait organisé en juin, un somptueux déjeuner avec les plus importants journalistes autour de Marc Lévy, ce qui ne s'était jamais fait auparavant – Marc Lévy, c’est une mise en place de 350 000 ouvrages pour un espoir de vente de 700 000.
Ce déjeuner, Robert Laffont en avait parlé aux journalistes depuis avril et envoyé le manuscrit en mai.
Donc, en juillet, lors de la sortie de l’ouvrage, le livre était déjà lu depuis deux mois, et les papiers écrits depuis 15 bons jours.
Donc, avancer que Robert Laffont – Marc Lévy, là dedans n’y peut pas grand-chose – compte seulement sur ses lecteurs me semble relever d’une gentille rêverie, assez touchante au demeurant.
Rédigé par: soit_dit_en_passant | le 03 août 2006 à 19:05
Non, ce n'est pas une reverie ! Ma redaction par exemple n'a pas été invitée au somptueux dejeuner (et c'est la premiere fois que j'en entends parler), et nous avons reçu le livre en service de presse fin juin, au moment où nous bouclions notre numero de septembre. marc levy est bien le seul auteur français à ne pas avoir besoin de presse et à avoir choisi cette periode là pour ce faire editer.
TR
Rédigé par: Yansor | le 04 août 2006 à 10:37
Hé bien, une réponse serait que votre magazine n'a pas été jugé suffisamment prescripteur - je veux dire sur cet ouvrage en particulier - pour faire partie de la poignée de journalistes réunis autour de ML.
Dans tous les cas, ML n’a pas besoin de la presse pour vendre ses 350 000 exemplaires, c’est vrai. Mais pour atteindre les 700 000, c’est une autre histoire !
Quid de ses passages télé ?
Rédigé par: soit_dit_en_passant | le 06 août 2006 à 21:16
Le problème de Marc Levy, c'est son succès. Dans le milieu littéraire, avoir du succès devient suspect. C'est bien dommage, parce que même si ses livres sont de la littérature "consommable" (idéale donc pour les lectures d'été), il faut reconnaître qu'il a quand même un sacré talent pour le faire.
Arrêtons de jeter la pierre à ceux qui réussissent. Bravo à lui ! (même si je n'achèterai pas son dernier bouquin)
Rédigé par: bregman | le 18 août 2006 à 10:45