Le combat d'Antoine
Mea maxima culpa, pour vous avoir négligés ces temps derniers, en premier lieu. Mais aussi pour vous avoir caché plus longtemps l'existence du blog d'Antoine Cibirski. Fourre-tout fievreux ou les notes le disputent aux citations, les chroniques aux rêveries et aux coups de gueule. Antoine vit l'écriture, ça se sent, et il le professe dans les lignes qui suivent :
"La littérature est un combat. Un combat univoque, une chevalerie
unilatérale, très rarement un duel, qui suppose un
adversaire-partenaire reconnu et reconnaissant. "Halt sunt li puis i
tenebrus li vals." Un combat qui doit rester courtois.
C'est un combat sur soi, la lutte avec la feuille blanche, la
canalisation de la plume, l'endiguement des idées. "Halt sunt li puis i
tenebrus li vals." Un combat qui doit rester courtois.
C'est un combat avec des alliés chancelants, des rénégats, parfois des
félons, des maisons d'édition. Elles préfèrent recruter dans un mécénat
de mercenaires, dans les cohortes de magistères, les manipules de
journalistes et les centuries de "people". Tout autre est perçu comme
intrus lançant un défi alors qu'il devrait jeter le gant. Il le relève,
il les relève. "Halt sunt li puis i tenebrus li vals." Un combat qui
doit rester courtois."
La suite et plus encore sur : http://cibirski.skyblog.com

Je suis très touché par ce geste inattendu et réconfortant. Sincèrement
Antoine
ARE WE NOT DRAWN ONWARD, WE FEW, DRAWN ONWARD TO NEW ERA?
Rédigé par: Cibirski | le 29 juin 2006 à 21:52